Laser femtoseconde IntraLase

Le 100 % laser ou femtoLasik :

Le laser femtoseconde est une alternative au microkératôme (rabot mécanique) lors de la première phase de la technique Lasik.
Le laser femtoseconde a été inventé au début des années 80 et commercialisé en 1999. La technologie femtoseconde fut récompensée dès 1999 par le prix Nobel de chimie. Le professeur Zewail du California Institute of Technology (USA) a montré qu’il était possible grâce à une technique laser femtoseconde, ultrarapide, d’observer le mouvement des atomes au cours des réactions chimiques.
C’est le physicien hongrois Tibor Juhasz, Professeur à l’Université du Michigan (USA) qui développa le laser femtoseconde en ophtalmologie. Dès 1999, la FDA Américaine (comparable au marquage CE Européen) permit l’utilisation de ce laser en alternative aux microkératomes habituels.
On retiendra donc surtout l’incroyable brièveté du temps d’impulsion du spot laser sur la cornée de l’ordre de la femtoseconde soit 0.000 000 000 000 001 seconde. Cette unité est aussi petite par rapport à la seconde qu’une seconde par rapport à 32 millions d’années. Les spots laser délivrés sur la cornée permettent la création de bulles qui séparent les lamelles cornéennes pour créer ainsi une résection plane. Le laser femtoseconde va permettre de créer un capot cornéen (Lasik) d’une épaisseur de 90 microns, à géométrie parfaite, d’une précision incroyable de plus ou moins 4 microns (0.004 millimètre) et en toute sécurité.

Un rapide développement international :

Malgré le prix élevé de cet équipement, on dénombrait fin 2011, plus de 2000 lasers installés dans le monde et plus de 4,5 millions de personnes opérées à ce jour de myopie, presbytie, hypermétropie et astigmatisme par femtoLasik. La technologie femtoseconde a été une nouvelle voie dans la chirurgie réfractive, tant pour le confort des personnes traitées (seulement quelques secondes de traitement par oeil) que pour les médecins utilisateurs en terme de sécurité.
Outre la création du capot Lasik extêmement fin (90µ) qui permet entre autre d’étendre l’opération aux forts défauts visuels et aux cornées fines, le laser femtoseconde permet également la création de tunnels cornéens pour l’insertion d’anneaux pour les personnes présentant un kératocône ainsi que les greffes lamellaires de cornée.
La Clinique New Vision où je pratique ma chirurgie réfractive au quotidien fut la deuxième en France à investir dans le laser femtoseconde dès 2005. Aujourd’hui, c’est plus de 40 appareils qui sont installés partout en France. New Vision possède donc une expertise incomparable dans les traitements avec laser femtoseconde.

Laser femtoseconde IntraCor

Octobre 2007, Bogota (Colombie) : le Dr. Luis-Antonio RUIZ, chirurgien ophtalmologiste, met au point une toute nouvelle technique de correction laser de la vision pour traiter la presbytie. Ce procédé, baptisé "intraCOR", est une révolution dans le monde de l'ophtalmologie. Simple, rapide et efficace, ce nouveau traitement totalement indolore vient rejoindre les différentes techniques déjà existantes comme le PresbyLasik. Le principe du procédé IntraCor est de remodeler la cornée dans son épaisseur sans avoir besoin de réaliser un capot cornéen au préalable. Le laser utilisé un laser femtoseconde. Ce procédé a été développé par le laboratoire Technolas Perfect Vision.
Seul le laser Femtoseconde est utilisé dans la technique IntraCor. Le laser femtoseconde permet de créer 5 cercles concentriques directement dans l'épaisseur de la cornée. Les cercles créés engendrent un bombement léger de la cornée.
Ce qui rend la technique intraCOR originale, c’est l'utilisation du laser femtoseconde (principalement utilisé pour créer un capot cornéen) pour réaliser des cercles concentriques directement à l'intérieur de la cornée, sans avoir besoin d'en ouvrir la surface comme l'oblige la technique Lasik. De plus, la précision du laser est incomparablement supérieure à celle du geste humain.

14 secondes...

C'est le temps nécessaire au procédé intraCOR pour restituer la vision de près lorsqu'on présente des signes de presbytie. Le traitement est disponible depuis mai 2009 en France après avoir reçu le marquage C.E.

L’intraCOR ne s’adresse pour l’instant qu’aux presbytes.